Bonjour. Voici un article plein de joie et de bonne humeur qui devrait vous donner envie de vous jeter, à votre tour, dans le fabuleux monde du zèle universitaire.

Avant toute chose, laissez-moi vous présenter l’avant/après de la réforme universitaire de septembre 2014. Enfin, ce que j’en avais compris, parce qu’apparemment, les profs eux-mêmes n’en comprenaient pas la teneur, alors n’attendez pas de miracles de ma part.

  • AVANT: Un certain nombre d’UE (les matières, grosso modo) de Japonais + un peu d’Anglais (2 heures, je crois).
  • APRES: Un certain nombre d’UE de Japonais + 6 FUCKING HOURS de n’importe quoi.

Et tant qu’à faire, laissons les étudiants choisir à quelle sauce ils vont être mangés: 6h d’affilé (D’AFFILÉ…) d’Anglais avec des profs natifs (bon, ça c’est cool) qui ne parlent pas le Français (ça, c’est moins cool). Quoi, j’avais pas terminé ma phrase?

Mea culpa, voici la seconde option, celle que j’avais choisie: faire 2 heures par semaine d’une autre langue (bon, ça c’est plutôt cool, même si j’ai pas pu aller en LV2 Chinois faute de place et aussi parce que je m’y étais prise trop tard T_T) ET un certain nombre d’heures (la flemme de calculer, on n’avait pas les mêmes horaires d’une semaine à l’autre alors cétécompliqué) de… de…. heu… philo, je crois.

Ou alors c’était de la littérature européenne? Bah, ça dépendait des profs, en fait.

Officiellement, ça s’appellait I.N.T.E.R.C.U.L.T.U.R.A.L.I.T.E (oui, j’ai bien épelé le mot, parce que si vous prenez cette option, vous allez tellement en chi…baver, qu’INTERCULTURALITE va devenir le deuxième nom de votre flemmingite, alors autant bien savoir l’écrire).

Bon, concrètement, qu’est-ce que c’est?

Nan mais sérieux, arrêtez de me regarder, j’ai tellement pas envie de parler de ça le jour d’Halloween… ben oui, Halloween… Zombie Walk -> mort-vivant -> dans mort-vivant il y a « mort » -> être mort d’ennui… non? *essaie de se faire toute petite* HEM, bon, alors reprenons. *pleure*

Le jeudi après-midi, de 15h à 17h, cours de… attendez, je relis mes notes… ah oui, Construction de l’identité dans un environnement multiculturel. C’est bon, je crois que là, tout est dit, vous n’avez plus besoin de moi, alors je vais y al… heu en fait je vais peut-être rester quand même, parce que là, tout de suite, les transports de Yamazakura sont en grève.

Malgré ce que l’on pourrait penser en me lisant, il n’y avait pas QUE du négatif dans ce cours (il faut bien que je me rattrape un peu, des fois qu’un prof de Lille 3 passe par-là). En l’occurrence, les textes sur lesquels on se basait étaient assez simples et agréables à lire, ça me donnait presque envie de me remettre à la philo.

Ça, c’était pour le jeudi. Après, pour le vendredi, ça se corsait un peu. 2 fois par mois on avait un cours de 4 heures de 8h30 à 12h30, sobrement intitulé Situations de multiculturalité dans le monde: aspects politiques, sociaux, économiques dont je ne pourrai rien vous dire, d’ailleurs, n’y ayant jamais assisté directement (oui, bon…). A part peut-être que, bien qu’on se demande à quoi peut servir tout un semestre de cours sur la vie dans les plantations des Antilles au 19e siècle, l’exposé de la prof sur l’histoire des colonisations avait le mérite d’être clair.

Et, enfin, mais ça ne m’a pas concernée longtemps parce que ça s’étalait que sur 3 semaines au début de l’année, on avait un cours de 2 heures (13h30-15h30) qui avait vraisemblablement pour ambition inavouée de nous initier à la sociologie.

Ça demandait pas mal de concentration, et certaines parties du cours étaient moins intéressantes que d’autres, mais au final c’était somme toute assez ludique, pourvu qu’on aime réfléchir.

Difficile de résumer de manière simple ce qu’on avait vu, parce qu’on a abordé pas mal de choses: Freud, Marx, le développement cognitif de l’enfant, les relations employeurs-employés, etc. Je n’ai pas vraiment d’avis dessus. Certains étudiants avaient trouvé ça chiant, d’autres avaient apprécié de faire quelque chose de nouveau.

En guise de conclusion, je me livrerai donc à une petite pirouette rhétorique que les profs de philo détestent: l’interculturalité, je trouve ça contraignant, donc c’est pas bien, mais après, voilà, il y en a qui peuvent aimer, et pis y a quand même des bons côtés, donc, voilà, tout est relatif et ça dépend du point de vue et tout est bien qui finit bien.