Cet après-midi, j’ai terminé les annales du N5 proposées sur le site officiel du JLPT (téléchargeables gratuitement ici), c’est-à-dire les épreuves de grammaire/compréhension écrite, vocabulaire et compréhension orale qui sont tombées en je ne sais pas quelle année. 3 choses me sont venues rapidement à l’esprit:

  • ouaaah, y a vraiment un gars qui a été payé pour mettre une interlude musicale entre les 2 parties de l’épreuve orale ??
  • les consignes sont dures à comprendre, au début, car tout est en japonais. Heureusement, et c’est ma réaction immédiate N°3:
  • il n’y a rien à rédiger, toutes les épreuves sont sous forme de QCM, il suffit de choisir entre 3 ou 4 réponses possibles pour chaque question, ce qui vous simplifie la tâche.

En fait, le plus simple, c’est encore de ne pas faire attention aux consignes et aux exemples, et de passer directement aux numéros en gras. Voici à quoi ressemble une question type de l’épreuve:

JLPT N5

Si j’ai bien compris, il faut noter le numéro de votre réponse sur la feuille de… réponses. Quelle surprise.

Voici maintenant, en gros, le contenu des épreuves.

Grammaire/compréhension écrite

Visiblement c’est la même épreuve, puisque les numéros des exercices se suivent d’un PDF à l’autre. Pour faire simple, pour la grammaire, vous avez des phrases à trous, et vous devez choisir le mot à mettre dedans, et pour la lecture, vous avez 2/3 phrases qui servent de texte de référence ainsi qu’un lot de phrases ou d’expressions, voire des images, dont une seule ne contredit pas le texte.

Par exemple, à un des exercices, vous avez la description sommaire d’une chambre suivie de 4 dessins de chambres avec un nombre différent de meubles à l’intérieur, et vous devez indiquer le numéro de l’image qui correspond à la description écrite. C’est une épreuve selon moi tout à fait abordable dès lors qu’on a quelques notions de conjugaison et d’utilisation des particules.

Le seul exercice à mon sens un peu plus piégeux est le もんだい2 du PDF « grammaire », où vous avez des bouts de phrase à remettre dans l’ordre. Si je me souviens bien, ce niveau-là de l’épreuve, il vaut mieux connaître sur le bout des doigts l’emploi des particules は et が et, de manière générale, la logique d’une phrase japonaise, car certaines expressions réclament une certaine gymnastique mentale pour être remises dans l’ordre. Pour le reste, rien de particulier à relever, ça tourne beaucoup autour de l’usage des formes en ます、でした、てから, etc. A titre indicatif, un petit livre de niveau débutant comme Dekita donne un peu plus de notions qu’il n’en faut connaître pour ces exercices.

Vocabulaire

Dans cette partie, vous devrez, en gros, trouver le kanji pour un mot en hiragana, trouver la lecture d’un mot en kanji, et remplir les trous des phrases avec le bon mot, toujours parmi 4 possibilités. Il y a aussi un exercice où on nous donne une phrase de référence, et où il faut décider à laquelle des 4 phrases proposées en dessous elle colle au niveau du sens.

Là encore, le もんだい2 du PDF est assez piégeux: les kanji en soi sont très basiques, mais les réponses proposées, qui sont des variantes relativement subtiles du bon kanji, sont là pour remettre en question ce que vous pensez savoir, d’où la nécessité de connaître les idéogrammes à la perfection.

Autrement, vous risquez de passer plusieurs minutes à vous demander, en proie à l’angoisse, si le trait horizontal du haut dans le caractère de « moitié » est légèrement plus long ou plus petit que celui du bas, et où exactement s’arrête le trait vertical. Pour ce genre d’exercice, il vaut mieux rester hyper concentré: personnellement, je me suis faite avoir une ou deux fois sur un caractère que je connaissais pourtant très bien.

Compréhension orale

Rien de très compliqué ici, c’est toujours le même principe de réponses à choix multiples, et les dialogues sont très courts avec un débit de parole relativement lent, même si la répétition des consignes et la « question d’entraînement » qui précédent chaque exercice audio peuvent dérouter (enfin, c’est peut-être juste moi, mais comme ça prend un peu de temps à l’oral à chaque fois, j’avais l’impression que je manquais un truc).

Le もんだい3 (pour changer de chiffre) a une consigne qui me paraissait assez nébuleuse et j’ai mis quelques minutes à comprendre qu’il s’agissait en fait de sortir l’expression qui s’impose dans la situation représentée sur l’image, du point de vue de la personne désignée par la flèche (oui, je suis parfois un peu conne).

La plupart du temps, les dialogues, qui tiennent en très peu de lignes, suivent le schéma suivant:

HOMME: je donne la bonne réponse

FEMME: hé, mais si en fait on faisait plutôt autrement?

HOMME: ok, je donne la vraie bonne réponse maintenant

même s’il arrive que la vraie bonne réponse soit donnée directement au début, le reste étant destinée à vous embrouiller (généralement pas de la manière la plus subtile qui soit).

Au final, malgré les quelques points délicats que j’ai abordés, il faut remettre les choses en perspective: le N5 est vraiment accessible très rapidement, au bout de quelques heures passées à assimiler correctement la grammaire et le vocabulaire, on peut déjà espérer répondre à une bonne partie des questions. Après, à titre personnel, je m’interroge sur l’utilité d’avoir son diplôme du N5, vu le peu de notions qui sont passées en revue, mais c’est un autre débat. Pour ma part, je vais maintenant m’atteler à tester une épreuve type du N4.